Lorsqu’un propriétaire compare son logement loué à un bien équivalent vendu libre, l’écart de prix peut surprendre. Pourtant, cette différence n’a rien d’arbitraire. Elle répond à une logique simple : le marché ne valorise pas uniquement un bien, il valorise surtout la liberté d’en disposer.

Un appartement libre et un appartement loué peuvent être identiques sur le plan physique. Ce qui change, ce n’est ni la surface ni l’adresse. C’est le temps, le cadre juridique et la souplesse d’usage laissée à l’acquéreur.

Une décote qui varie fortement selon le type de bail

Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas une décote unique applicable à tous les logements loués. Chez Cléréa, nous observons sur le terrain des écarts très significatifs, pouvant aller de 10 % à 50 %, selon la nature du bail et la situation locative.

  • Bail meublé : la décote est souvent limitée, parfois autour de 10 à 15 %, car la durée d’engagement est plus courte et la reprise du bien plus lisible.
  • Bail loi de 1989 (nu) : la décote est généralement plus marquée, souvent comprise entre 15 et 30 %, selon l’ancienneté du locataire, le niveau du loyer et la durée restante du bail.
  • Bail loi de 1948 : on change totalement de logique. La contrainte est forte, la visibilité faible, et la décote peut atteindre 40 à 50 %, parfois davantage, indépendamment de la qualité intrinsèque du bien.

Dans tous les cas, la décote ne sanctionne pas le logement. Elle traduit simplement la restriction de liberté imposée à l’acquéreur.

Le rôle clé du prix métrique

Pour bien comprendre ces écarts, il faut raisonner en prix au mètre carré.
Un même appartement peut afficher un prix métrique très différent selon qu’il est libre ou occupé. Ce différentiel correspond à la valeur du temps et du cadre juridique.

À Villeurbanne comme à Lyon, nous rencontrons régulièrement des propriétaires surpris de constater que le prix au m² d’un logement loué est inférieur à celui des ventes libres dans le même immeuble. Là encore, il ne s’agit pas d’une anomalie, mais d’une lecture rationnelle du marché.

Des situations très concrètes chez Cléréa

Nous accompagnons fréquemment des propriétaires qui hésitent entre attendre la libération du logement, vendre occupé, ou arbitrer autrement. Chaque dossier est différent.
Dans certains cas, vendre occupé est pertinent et cohérent. Dans d’autres, attendre ou restructurer la stratégie permet d’optimiser le projet.

Et lorsque le propriétaire souhaite aller vite ou sécuriser une sortie, Cléréa peut également intervenir en acquisition directe.


Cléréa achète des biens libres comme des biens loués, sans condition de durée, de type de bail ou de situation locative particulière. Ces dossiers sont traités directement par Charles et Thibault, avec une analyse claire et une réponse rapide.

Si vous avez un cas concret, le plus simple est d’en parler. Nous pouvons analyser votre situation par téléphone, par mail ou autour d’un café. Charles et Thibault s’occupent directement de ces dossiers et vous donneront une lecture claire et factuelle. Venez en discuter au bureau autour d’un café !